La chambre aux luxures

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La chambre aux luxures (15/05/15)

Tes mains caressant mes cheveux
Ma peau de lait sur le divan
Un bouquet de jonquilles sur la table
Et ton doux parfum enivrant

Le goût de ta langue encore frais
Tes lèvres posées sur mes seins
Peignant un beau tableau abstrait
De deux amants ne faisant qu’un

Le jour est bien levé
Et la nuit est morte assommée
Mais le temps est arrêté
L’éternité ne peut filer

La douce musique du manège
Boite à musique sur napperon blanc
Laisse échapper des notes de soie grèges
Telles des larmes d’oliban

Et ta bouche me torture
Sous le regard des dorures
Ta main agrippe mon encolure
Dans cette chambre vouée aux luxures

La bouche ouverte sur le silence
Nous exécutons notre danse
Mordant avec véhémence
Notre compagnon de transe

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Les D(c)ouleurs

Les douleurs sont comme les couleurs. Il y en a tout un panel. Vous pouvez en (a)voir une, deux, ou tout un bouquet plein de diversité. Puis ce mélange se mélange, alors ça créé d’autres couleurs, d’autre douleurs, et la plus forte, la plus sombre, obscurcit toutes les autres. Et tout n’est plus qu’un néant effroyable. Beau, mais effroyable.
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Le temps d’un instant

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A écouter

Le temps d’un instant

(22/10/14)

Le temps d’un instant sublime
A l’abri de la nuit noire et de son abîme,
Je me suis noyé en voyant ton corps
Dans toute sa splendeur. Je suis ivre mort
Alors que tes baisers me torturent sous l’orage
Et que nos mains cherchent un point d’ancrage.
Nos souffles se font saccadés
Et nos corps heureusement torturés
A la faible lumière de la lune
Et des éclairs traversant la brume.
Le vent souffle dehors.
Moi je supplie l’aurore
De ne pas se lever trop tôt.
Je veux garder la douceur de ta peau,
La fragrance de ton parfum
Et ton cœur sur le mien.
J’implore que ce moment mirifique
Devienne une éternité . Voeux utopique.
Une seconde n’est malheureusement pas infini
Et le temps file se faisant notre ennemi.
Un soupir ou deux,
De faibles sourires dans tes yeux.
Elle est morte la nuit ! C’est le soleil qui l’a tué !
Il ne reste que les souvenirs et,
Peut-être ton odeur sur l’oreiller ?
Adieu être aimé.

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3234124347_1_2_sRqc5Q68Le corps est fragile. C’est peut-être pour ça qu’il reste blanc, mais elle l’aime bien ce blanc. Il est beaucoup plus joli que n’importe quelle peau bronzée, brûlée. Mais elle est laide malgré ce blanc. Elle est l’aide à la lumière, elle est laide à l’obscurité, elle est laide cachée, prostrée, brisée, épuisée. Elle est laide sous ses faux sourires, hypocrites. Elle ne peux pas être jolie, elle ne le pourra jamais. Elle garde trop les cicatrices. Sur le visage, à l’intérieur du corps, à l’intérieur du cœur, de l’esprit. C’est pas beau d’être marqué, pas sur elle. L’ombre et le sang coulent à l’intérieur pour les larmes qui ne coulent pas dehors. Ses cheveux le lui rappellent. Elle a troqué ses cheveux bruns aux reflets roux contre une chevelure cerise. Comme le sang qui commence tout juste à coaguler. Son corps aussi se fige. Dans la douleur il se crispe pour ne pas hurler, hystérique. Elle pourrait dérailler si elle ne se retenait pas. Elle le sait. C’est déjà arrivé. Alors elle laisse seulement l’ombre et le sang couler à l’intérieur pour les larmes qui ne veulent plus couler dehors. Et elle attend, raide, luttant contre la rage et la folie qui n’attende que la plus petite faiblesse pour prendre le dessus. Elle attend la mort, impatiemment, impatiente. Elle ne peut pas la faire venir elle même, elle a promis. Elle a promis sa lutte. Alors elle attends. Avec l’envie de quand même la faire venir. L’envie de prendre un beau couteau dans la cuisine pour le planter à l’endroit métaphorique et symbolique du cœur. L’envie de vider une boite entière si ce n’est plus de ce qu’on utilise habituellement pour se soigner, mais au fond ce serait peut-être une façon de guérir. L’envie d’attendre une voiture pour traverser puis sentir le choc du pare brise contre sa tête, le crâne peut-être défoncé. Elle attend son heure, gentiment, sagement. En attendant elle reste dans sa bulle, elle aime sa vie d’hamster. Ses livres, ses boissons chaudes, son alcool, ses bougies, son encens, sa musique, ses plantes, les mots. Elle parle parfois, à certains. Mais ça fait bien longtemps qu’elle n’arrive plus à réellement saisir les mains. Elle essaye de voir plus loin pour ne pas se plaindre, elle sait qu’il y a pire ailleurs, mais essayer ce n’est pas toujours réussir. Alors parfois elle se sent bien bas quand elle se retrouve à genoux en faisant marcher sa petite bouche qui ne sert presque pas. Pourquoi on lui demande comment elle fait pour être encore là. Elle ne sait pas. Elle se laisse juste porter, elle a abandonné le combat il y a déjà longtemps. La petite fille qu’elle n’a pas pu être prend le dessus pour la rendre lâche.
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Les marins

 

vieux marin

Nous étions les beaux marins
Les marins chagrins
Les marins fous
Les marins saouls
La vie pleine de nœuds et de corde
De filet et de pendaison en pentacorde
Voguant sur la mer calme
Et de femme en femme
Ou luttant contre les tempêtes
Blessé par une putain d’amourette

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Impuissance

Impuissance

(25/05/14)

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Et les étoiles dansent
Lorsque je pleur(e) ton absence
Je n’ai plus d’espérance
Notre amour a, déjà montré, toutes ses nuances
Et je n’ai plus confiance
Dans la vie, dans l’existence
Je n’ai pour elle, que remontrance
Pardonne moi, mon insistance
Mais tu me plonges, en défaillance
En manque de toi, de ta présence,
J’aimerai avoir plus d’importance
Et je dois me, faire violence
Garder toute, ma vigilance
Pour ne, pas succomber, à la souffrance
Mais mes cris sont d’une stridence
J’en frise, même la démence
Et alors que je rêve encore de romance
Je dois tirer, ma révérence
Car pour moi a sonné la sentence
Ce sera l’oubli, et le silence
Il n’y aura plus de réjouissance
Il n’y aura pas de renaissance
Reste les réminiscences.
 
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D’une eau à une autre

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Pieds nus dans la neige au milieu des arbres, je n’ai pour seul vêtement qu’une vieille chemise de nuit blanche s’arrêtant au milieu de mes mollets. De la vapeur sort de ma bouche entrouverte pendant que j’observe les alentours. Les arbres de la forêt sont espacés, je me rapproche de la sortie. Je me remet en route, habituée au froid par les longues heures de course et de marche. Le temps défile, une heure peut-être, je ne saurais dire exactement, puis le son de la mer parvient à mes oreilles. Je m’arrête un instant pour prendre une grande bouffée d’air, fermant les yeux et souriant. Un regard en arrière les lèvres toujours étirées : je ne retournerai jamais là-bas, me dis-je. Et je repars, en marchant un peu plus vite, le coeur accéléré par l’ivresse de l’impatience et de la joie, de la liberté. Les arbres s’espacent encore et le son de la mer se fait de plus en plus fort. L’impatience trop grande je me met à courir, les lèvres à nouveau étirées par un large sourire. Puis j’arrive au sommet d’une bute, là où la forêt s’arrête. Et je vois la mer dans sa robe d’un bleu-gris magnifique. Deux mouettes volent en rond pendant que quelques autres se balade sur la plage, le ciel est légèrement nuageux et le vent souffle, soulevant mes cheveux châtains. Je respire l’air salé en sentant sa saveur sur ma langue. 

Je descend la bute pour aller enfoncer mes pieds dans le sable que la neige a épargné. Après un sourire d’amusement je m’avance vers l’eau et la touche du bout des doigts avant de porter ceux-ci à ma bouche. L’eau froide et salée me brûle les lèvres gercées par le vent. J’avance, je veux nager. L’eau monte jusqu’à ma taille puis je plonge. Je refais surface plus loin puis je plonge à nouveau, encore et encore. 

Fatiguée je m’allonge sur le dos et regarde le ciel pendant que la mer me porte. Puis je ferme les yeux, attentive au bruit des vagues agitées par le vent et de celui-ci soufflant sur ma peau. Au cris des mouettes, à la faible lumière du soleil sur mes seins et mes jambes. A la froideur de l’eau et à la brûlure du sel sur mes lèvres.

Et je m’endors, bercée par les vagues de cette mer(e) qui m’a accueilli. Plongeant dans un sommeil profond pour ne plus jamais la quitter.

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